De San Agustín à Popayán

Publié le par Cedo

De San Agustín à Popayán 

 

 

Ça faisait longtemps qu’on nous parlait de San Agustín et de ses sculptures précolombiennes, de Popayán  et de son architecture coloniale, mais que l’on n’avait pas pris le temps de faire ce voyage. Voilà, c’est chose faite et ça en valait bien le détour. On ira à Carthagène une autre fois !!! :0007: Qui en France n’a jamais entendu Popayán ? Oui, c’est ça, comme le café. En fait, il est vrai que beaucoup de café est exporté de là, mais ce n’est pas la région qui en exporte le plus.   Bref, nous voilà donc partis de Pereira en voiture, dans notre Skoda félicia (ne rigolez pas, car c’est une très bonne voiture, bien surprenante) un vendredi Saint. Bon choix, car il faut encore une fois passer la Línea et ce jour là aucun Colombien n’oserait s’aventurer sur la route en ce jour SAINT ! La Línea  ??? :0012: la Línea , n’a rien de Línea !!!   En fait, c’est un passage obligé ou presque, pour rejoindre Bogotá en traversant la cordillère, c'est-à-dire que l’on passe de 1500 ms nm à presque 3500 ms nm avant de redescendre à une altitude équivalente à celle  du niveau de la mer, soit 0. Contrastes des températures, de environ  0 degré au plus haut à 30 degrés au plus bas (en altitude vous aurez compris!) !!! Contrastes des paysages. Ce passage est très beau mais lorsque l’on passe par là la première fois, ce que l’on retient surtout c’est qu’on a failli y perdre la vie !!! :0002:  Pourquoi ?   Parce qu’étant un passage obligatoire, on va y rencontrer de tout, des voitures, des bus qui se font la course pour battre le record et les camions qui eux avancent comme ils peuvent, le plus souvent à 20km/h et encore c’est un exploit. Et cela, dans une belle montée, ce qui veut dire des virages qui se succèdent sans cesse... et tout le monde qui essaie de ne pas perdre de temps. Alors ça se dépasse en priant bien fort et en fermant les yeux,  voitures, bus et même les camions s'y risquent!!! Alors, il n’est pas rare de rencontrer quelqu’un d’autre en face de soi !  Ça klaxonne alors, ça serre les fesses et ça continue sa route. Et tout le monde fait ça !!! autrement il faut bien des heures pour passer cette Línea derrière una mula (camion) ! Mais attention ! Au début et à la fin il y a la police qui vous attend les bras ouverts car il est interdit de dépasser dans les virages !!!! :0027: Bref, nous voilà donc partis et arrivés à Neiva, ou il fait très chaud et où il n'y a pas grand chose à faire! Il y a tout de même le désert de la Tatacoa. Ici , les couleurs se mélangent formant de superbes contrastes. Rouge, vert, gris ... Ce sont de très jolis paysages à ne pas rater!!!   Pour visiter ce désert n'oubliez surtout pas de prendre beaucoup d'eau avec vous et un maillot de bain car il y a une piscine naturelle dans ce désert. Il est plus facile de faire le tour de ce désert en voiture. À l'entrée du parc, il faut payer l'entrée, par voiture, qui donne droit aux explications des guides qui vous attendent. Sur la route, de retour de la Tatacoa , si vous n'avez pas apprécié la piscine ou si vous ne l'avez pas trouvée, car elle se mérite, vous pourrez vous arrêter pour faire un plouf dans les petits ruisseaux qui traversent la route ou bien dans quelques lieux balnéaires. Comme nous ne savions pas cela, nous sommes rentrés un peu tristes et dégoulinant de sueur faire une grosse sieste! Après cela, nous quittons Neiva pour San Agustín.  
En voiture, il faut seulement 4 heures. Pour dormir, nous vous conseillons "la casa de Nelly". L'accueil n'est pas super, mais le lieu, lui, l’est. En chambres ou en petites cabanes vous aurez le choix. 
A San Agustín, l'attrait réside dans son parc archéologique et dans les différents sites qui recueillent des sculptures mégalithiques. Dans un paysage sauvage et impressionnant se dresse le plus grand ensemble de monuments religieux et de sculptures mégalithiques d'Amérique du Sud. Divinités et animaux mythiques sont représentés avec une parfaite maîtrise dans des styles allant de l'abstraction au réalisme. Ces œuvres d'art témoignent de la créativité et de l'imagination d'une culture du nord des Andes qui connut son apogée du Ier au VIIIe siècle. 
Le parc se fait en une matinée, et une bonne journée est nécessaire pour faire le tour des différents sites à pied pour les courageux, à cheval pour les aventuriers et en voitures pour les feignants. Le canyon du rio Magdalena est aussi pas mal impressionnant!!! 
Après ces 2 jours passés à San Agustín, et après beaucoup avoir hésité, nous partons pour Popayán. Impossible de savoir l'état de la route qui mène à Popayán ni la durée nécessaire à faire cette route tant les avis des uns et des autres sont différents! Alors, plein de confiance, on FONCE :0070: 
Une fois sur la route, plutôt sur le chemin, pas question de faire marche arrière, la voiture supportera!!! Enfin, on se pose la question car environ à la moitié du chemin parcourue, on explose la roue avant! On la change sans problème, mais le chemin lui ne change pas et on n'a plus de roue de secours. Ca va tenir, et avant même d'arriver à Popayán on se fera le luxe de s'arrêter dans des termes.:0044:  Eau pas très chaude mais limpide!!! Arrivés à Popayán, on est surpris pas le centre historique de la ville très bien conservé! C'est une très belle ville, l'une des plus belles pour moi de Colombie. L'éclairage la nuit donne aussi de bons résultats. Le stress de la route vaut bien cela! Il y a pas mal d'hôtels pas mal est pas cher dans le centre historique. 2 jours suffisent pour faire le tour de Popayán. Après ces 2 derniers jours de vacances, nous rentrerons à Pereira. Attention, car sur cette belle route Popayán - Cali qui n'est pas du tout un chemin, il y a des radars et les policiers ne plaisantent pas!!! Bref, ça aura été encore de bonnes vacances et je recommande ce coin! San Agustín comme Popayán ont leurs charmes!!!

à voir:

http://www.ciudadblanca.com/popayan/iglesias/index.php

 

 

http://www.sanagustin.com.co/esp/index.htm

 

 

 

 

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